Angel brunella escort

L'aspect générai de la végétation, l'in- fluence des saisons et des hauteurs. Nous jetterons un coup d'oeil sur les dif- férentes espèces d'animaux qui l'habitent, et sur les lieux qu'ils affectionnent. Nous examinerons l'état de l'agriculture et de l'industrie. Enfin, nous terminerons par la descrip- tion détaillée de tous les sites pittoresques dignes d'être visités.

Au milieu des vastes plaines du centre de ia France , s'élèvent plusieurs groupes de montagnes, dont le mont Dore fait partie. En faisant abstraction des inégalités , des sommets déchirés , des vallées plus ou moins profondes , que l'on rencontre à chaque pas , ce groupe paraît comme une énorme boursoufîlure , à pentes très-douces , et dont le point culmi- nant serait le pic deSancy, élevé de m. En prenant pour terme moyen un rayon de trois lieues tout autour de ce pic , on a un groupe de dix-huit lieues de circonfé- rence, qui comprend à.

A cette distance , l'é- lévation moyenne est de mètres environ; ce qui donne , pour le profil du mont Dore , la proportion de 1 de hauteur, sur 20 d'é- tendue. La pente aurait donc été très-douce sans les déchirures postérieures , qui ont formé, dans certains endroits , de grands escarpemens.

Cette espèce de dôme surbaissé, dont la 3i forme est à peu près la même que celle du Cantal et du Mezenc , qui s'élèvent aussi beau- coup au-dessus du plateau central , est entiè- rement formé de produits volcaniques sur lesquels différentes causes postérieures ont agi ; en sorte que la topographie du Mont- Dore diffère actuellement de ce qu'elle devait être autrefois. Autour du point culminant sont groupées un certain nombre de montagnes , dont la nature est la même , et qui diminuent de hauteur à mesure qu'elles s'en éloignent.

Des escarpemens presque verticaux isolent sou- vent ces pics d'un ou de plusieurs côtés , tan- dis qu'une pelouse uniforme couvre leurs pentes un peu moins escarpées. La vallée principale est celle de la Dordo- gne , qui part du pied du pic de Sancy ; elle communique d'un côté avec la vallée de la Cour, et la gorge des Enfers ; et de l'autre, avec une vallée latérale qui part du roc de Cuzeau. Un fait assez remarquable, et qui tient peut- être a la nature des rochers , est le rétrécis- sement de la vallée de la Dordogne, à mesure qu'elle s'éloigne du pic de Sancy.

Elle est très-large à la base de cette montagne , et se resserre beaucoup , près du village, jusqu'au point où elle finit. Les petits afïïuens qui des- cendent dans la Dordogne des diverses mon- tagnes voisines , ont certainement contribué a cet élargissement. La vallée du ruisseau de Guéry s'étend très- loin; elle passe à la Bourboule, sous la com- mune de Murât, et s'élargit ensuite jusqu'aux environs de Saint-Sauve.

La vallée de Chaudefour part de la base de Cacadogne et du puy Ferrand ; elle ne tarde pas à se rétrécir aussi , et contient un ruisseau qui passe àChambon , et va alimenter son lac. Plusieurs vallées de moindre importance ont pour centre le puy de Cliaubourguet , situé du côté de Pavin , et déjà éloigné du pic de Sancy.

Deux ruisseaux viennent s'y joindre, l'un descendant du puy Gros, l'autre venant du puy de Lagrange. D'autres vallées très - longues ont encore leur origine à l'est de la vallée de la Cour , derrière les puys du Gliergue et de Ghabano ; elles se dirigent à l'est , et vont traverser les plateaux basaltiques de Latour, deChastreix, du Preghnoux et d'Auliat. On peut donc considérer le pic de Sancy comme un centre autour duquel viennent se réunir une infinité de vallées qui divergent ensuite, et qui ont acquis plus ou moins de profondeur.

Quelques cavités, dont l'origine est différente pour chacune d'elles , ont été remplies d'eau , et constituent des lacs que nous étudierons par la suite avec détails. Nous terminerons ce qui est relatif à la to- pographie du Mont-Dore, par la liste des hau- teurs principales , qui ont été calculées par 3 34 Ilamond, dans son Nivellement barométrique des monts Dores et des monts Dômes. Pic de Sancy i 88o, m. Puy Ferrand, extrémité orientale. Prolongement méridional i Puy de l'Aiguiller, au nord de Sancy. Nous avons en conséquence réduit ces hauteurs de 6 mètres. Plateau de Bozat. Avant de nous occuper des grands boule- versemens qu'a dû éprouver ie mont Dore , avant de discuter l'âge relatif de ses laves, nous devons d'abord essayer de classer sesdif- férens produits, et d'en donner une descrip- tion succincte.

Nous ne pouvons ici que répé- ter en partie ce que M. Bouillet et moi avons déjà publié dans les Vues et Coupes géologi- ques du département du Puy-de-Dôme. Le mont Dore est un amas de produits vol- caniques , dont le volume est énorme et la va- riété infinie. Au premier abord , tout paraît mélangé et confondu ; mais, après des obser- vations faites avec soin , on y reconnaît un certain ordre , et l'on y voit l'action prolongée d'une boucbe volcanique dont les produits se sont accumulés. Cet ensemble volcanique repose sur le sol primitif. Partout où l'on peut observer ce sol , c'est un granité à grains assez volumineux , très- riclie en felspath, et analogue à celui qui sup- porte les montagnes volcaniques des monts Dômes.

Son niveau est un peu plus élevé ; sa moyenne élévation paraît être 1, met. En retranchant ce nombre de , élévation absolue du pic de Sancy, on a une épaisseur de mètres pour les matières volcaniques qui composent le mont Dore. En se dirigeant de la Bourboule à Saint-Sauves , le granité passe peu a peu au gneiss, et se trouve rem- placé par une grande formation de mica- schiste , qui s'étend dans les départemens du Cantal et de la Corrèze. Du côté de Roche- iort et du Pont-des-Eaux , on rencontre le schiste argileux, qui semble former une large couche subordonnée au granité, et presque verticale.

Il en est de même des diorites que l'on trouve au lac d'Aydat. Aussi, au premier abord, distingue-t-on deux sortes de trachytes: Le plus bel exemple de ces coulées de trachy te est celui de la vallée de la Dordogne, où se trouve situé le village des Bains. De l'un et de l'autre côté une nappe de trachyte recou- vre les conglomérats, et d'autres coulées pa- raissent encore intercalées dans ces dépôts ponceux , dont elles accompagnaient les érup- tions. La vallée de la Cour, celle des Enfers , et les précipices qui forment le commence- ment de la vallée de Ghaudefour, offrent des exemples nombreux de sommets trachy tiques isolés des courans.

Des filons quelquefois très- puissans traversent en différens points les produits volcaniques du mont Dore. Les plus beaux sont dans le fond de la vallée des Enfers; ils s'élèvent à travers d'autres tra- chy tes et des masses de conglomérat , et leurs afïleuremens vont former des pointes élevées, parmi lesquelles on distingue les sommets de 1 Aiguiller; d'autres s'élèvent dans la vallée de la Cour, et l'un d'entre eux paraît comme une barrière qui ferme l'entrée de ce beau cirque.

Les fissures sont toujours un peu décompo- sées , et assez fréquemment tapissées de fer oxidé et même de fer hématite. Les grosses masses de trachyte en contiennent souvent de plus petites, qui y paraissent empâtées, dont le grain est plus fin , et l'amphibole plus abondant. La composition ininéralogique de ces ro- ches offre les plus grandes variétés 1. La pâte , la finesse de son grain , le nombre et la grosseur des cristaux , la proportion et la nature des principes accessoires varient à l'in- fini.

Enfin, ces tracliytes se décom- posent quelquefois de la manière la plus com- plète , et les cristaux de felspatli qu'ils ren- ferment résistent seuls à cette décomposition. La roche se transforme en cendres grises , au milieu desquelles se retrouvent des fels- patlis souvent mâclés et toujours fendillés. Conglomérats tracliy tiques.

Tantôt elles sont libres, tantôt elles sont agglutinées. Elles paraissent plus abondantes aux environs du pic de San- cy que partout ailleurs, et c'est principale- ment au nord et à l'est du mont Dore que l'on rencontre les plus grands amas de tufs pon- ceux. Elles accompagnent le tracliyte jus- qu'à une très-grande élévation , puisqu'on les trouve au puy de l'Aiguiller et sur la pente septentrionale du puy Ferrand, très-près de son sommet.

En s'éloignant du mont Dore, on rencontre les matières pulvérulentes dis- posées avec moins de désordre; elles forment des assises assez distinctes, soit qu'elles aient été formées par simple tassement comme les blocs de tracliyte ponceux desEgravats, soit qu'entraînées par les eaux, elles se soient dé- 44 posées ensuite en sedimens de densité' diffé- rente. On rencontre les produits ponceux du mont Dore , mélangés avec d'énormes blocs de trachyte, jusqu'aux environs d'Issoire, où ils forment la montagne de Pardines , la Chaux du Broc, etc. Un fait qui peut jeter un certain jour sur le dépôt de ces tufs est la présence des li- gnites en différens endroits.

Le plus rappro- ché dxi centre d'éruption est la couche que l'on observe dans le ravin des Egravats ; c'est un dépôt ponceux extrêmement lin et très- pur, qui , à sa partie supérieure , est pénétré de matière végétale dans laquelle on retrouve encore des empreintes reconnaissables, et s'est changé en un lignite analogue à celui de Menai , et qui, comme lui, mais plus rare- ment, contient aussi des pyrites. On retrouve le lignite dans une position analogue sous les tufs de Pessis, prèsMurat-le-Quaire, et auprès dTssoire sous les conglomérats de la montagne de Perrier.

Le gisement des tufs est le même que celui des tracliytes. On voit surtout très-bien ces superpositions, à la grande cas- cade près le village des Bains, et au ravin des Egravats. Cette couche repose sur un dé- pôt de cendres grises qui renferment des fels- paths mâclés et frittes. Au-dessous est un dé- pôt de tuf ponceux qui recouvre une couche de trachyte qui passe au basalte , et cette couche est encore séparée d'une autre par de nouvelles assises de tuf. Cette dernière couche de trachyte offre à sa partie inférieure plu- sieurs filons qui s'enfoncent dans le tuf ou sous les débris qui le recouvrent.

Le ravin des Egravats, quoique faisant par- tie du même plateau , présente une struc- ture différente, avec des élémens qui sont à peu près les mêmes. Au sommet, on voit deux couches puissantes et superposées d'un tra- chyte bleuâtre ; sur certains points , ce tra- chyte paraît même divisé en trois assises par du tuf qui provient peut-être de la décom- 40 position de leur partie inférieure.

Au-des- sous existe une couche puissante de trachyte ponceux avec de beaux cristaux de felspath, qui lui donnent l'apparence d'un porphyre. Cette couche est très- remarquable par sa com- position ; elle est forme'e de blocs de trachytes arrondis, quelquefois d'un volume considé- rable, et entassés les uns sur les autres comme les véritables ponces des îles de Lipari et de Yulcano. Au-dessous existent de nombreuses as- sises de tuf grossier, dont plusieurs sont co- lorées en brun ou en noir par l'oxide de fer.

Vers la base de ce dépôt, on remarque dans un tuf très- fin la couche de lignite dont nous avons déjà parlé, et enfin, à quelques mètres au-dessus, un banc de trachyte noirâtre passant au basalte , au-dessous duquel existe encore le tuf, qui cette fois disparaît sous un amas énorme de débris qui tous proviennent du creusement de ce ravin.

Déjà on rencontre cette roche au hameau Elle est interrompue par la masse de celte montagne, et reparaît derrière , à la Banne d'Ordenclie dont elle constitue la base. Partout ces phonolites se présentent en beaux prismes , et cette structure pseudo-ré- gulière paraît bien mieux développée sur cette roche que sur les basaltes. Ils paraissent reposer sur les conglomérats trachy tiques, ou peut-être les ont-ils percés , ce qui , dans tous les cas , prouverait l'antériorité des formations trachytiques.

Ceux-ci forment le centre, et les basaltes s'étendent en une large bande généralement uniforme autour des sommets déchirés qui forment essentiellement le groupe du mont Dore. Il s'en faut cependant que ces basaltes soient aussi abondans que les produits tra- cbytiques ; car ceux-ci existent, pour ainsi dire, sous toutes les coulées; et les basaltes, quoique ayant souvent une épaisseur consi- dérable, ne peuvent être comparés pour leur masse a celle des tufs et des conglomérats tra- chy tiques. Les basaltes les plus voisins du pic de Sancy sont ceux de Chagourdet et de Sausses, au- 48 dessous du puy dePailheret ; ceux du roc dé Gourlande , à la suite du puy de Pouge ; ceux de Maupertuis , sur le flanc de Chamablanc, dans la -vallée de la Scie ; viennent ensuite cenx de Latour , qui s'étendent au loin , et offrent des prismes très-réguliers; d'un autre côté , et près du village des Bains , ceux de Quereilh, dePrentigarde et de Pailhoux, et près du puy Gros , Ghantouzet et le chuquet de Cros-de-Pèze ; mais de ce côté la formation basaltique se développe ; on la voit au roc de la Monteilhe, et surtout au roc d'Ourdines, au-dessus de l'Usclade.

Enfin , la Banne d'Or- denche, le plateau de Pessis, la roche Ven- deix , la Malroche , près des Escures , et le grand plateau qui la domine au levant , ap- partiennent tous à la formation basaltique ; il en est de même de la masse qui supportait l'ancien château de Murat-le-Quaire, et du plateau qui domine ce village. Un peu au delà, et sans quitter la grande route, on voit ce ba- salte passer à la dolérite.

Volcans modernes. Au nord, c'est Monteynard et le puy de l'Enfer qui en approchent le plus ; à l'est , c'est le Tartaret , situé à l'une des extrémités du lac Chambon, et dont la lave est descendue jus- 4 9 qu'à Neschers. C'est principalement au sud que semble se continuer la chaîne des puys à cratères. Au delà de Valcivières , on ne voit pas de tracliytes.

Le volcan de Montchalme paraît sur le bord occidental du lac Pavin , atteignantuneélévationabsoluede i,4oo met. Plusieurs autres volcans s'élèvent aux envi- rons , et forment des cônes que l'on aperçoit dans la direction des montagnes du Cantal. Outre ces volcans modernes, on observe encore dans le groupe des monts Dores quel- ques endroits où les scories sont si fraîclies qu'on ne peut guère les attribuer qu'à des points d'éruptions modernes: Les attérissemens qui se forment jour- 4 J 5o nellement, et qui tendent à exhausser le sol des vallées.

Les eaux minérales sont abondantes au Mont-Dore; plusieurs d'entre elles, connues de toute antiquité, ont déterminé la position du village. Elles s'échappent des trachytes prismes de la montagne de l'Angle. Elles ont déposé autrefois des masses de silice assez con- sidérables , et forment encore aujourd'hui quelques incrustations de même nature , mais moins abondantes. Plusieurs filets s'échap- pent dans les prés qui bordent la Dordogne. Ces eaux ont déposé dans plusieurs endroits des masses plus ou moins caverneuses , dans la composition desquelles le calcaire domine ; elles conservent encore une saveur salée très- marquée , mais déposent à peine un peu de calcaire et de fer hydroxidé.

Des eaux minérales très-actives et d'une température élevée sortent aussi à la Bour- houle; les unes s'échappent des fissures du granité ; d'autres des tufs ponceux qui lui sont adossés. Enfin, dans le fond de la vallée des Enfers, on trouve aussi quelques sources extrêmement ferrugineuses, qui sortent des trachytes, dont les fissures sont tapissées de 1er hématite. La tourbe se forme abondamment au mont 5. Dore , mais elle est très-terreuse ; elle couvre îe fond de tous les marais élevés à la Croix- Morand, au-dessous du pic de Sancy, au-des- sous du lac de Guéry, et dans les prés élevés de la Bourboule.

L'épaisseur de la couche atteint plus de deux pieds dans cette dernière localité, où elle repose sur les tufs. Quant aux attérissemens , ils se forment continuellement à la base de chaque ravin , et à l'issue de chaque vallée ; ils offrent aux géologues toutes les variétés imaginables de roches volcaniques, et souvent il est impos- sible de retrouver le lieu dont elles ont été détachées. Tous ces débris viennent se con- fondre dans les grandes vallées , dont ils exhaussent le sol d'une manière très-sensible. Quelques dépôts d'alluvion plus anciens forment des couches régulières que l'on voit près de la Bourboule , sur les bords de la Dordogne, tandis que les éboulemens con- temporains restent amoncelés près du point de leur origine , comme on peut le voir à la grande cascade, à la base desEgravats, au pied de Sancy, dans la vallée des Enfers , et dans plusieurs autres localités.

Formalion des trachytes el conglomérais trachytîques. Tufs pOnceux. La description géologique précédente , quoique succincte, suffit pour nous donner une idée de la structure du mont Dore; nous allons essayer maintenant de démêler les dif- férentes forces qui ont agi dans la formation de ce groupe , et les époques différentes pendant lesquelles s'est développée leur puis- sance. Les trachytes forment la base du mont Dore ; c'est sans contredit la première des for- mations volcaniques de ce grand massif; mais il faut y comprendre leurs tufs et leurs con- glomérats ; bien que ceux-ci n'aient pu être produits avant la formation des matériaux qui les composent, on les trouve alternant avec les trachytes , de telle manière qu'on peut les considérer comme contemporains.

Les premières assises du mont Dore furent donc composées de larges nappes de trachytes qui s'étendaient à la manière des basaltes, 55 qui présentaient, comme ces derniers, des fissures produites par le retrait , et des formes prismatiques. Des éruptions ponceuses les ac- compagnaient , et leurs produits, se dépo- sant en couches plus ou moins compactes, renfermaient souvent des débris de couches préexistantes.

De nouvelles coulées de tra- chyte s'épanchaient sur ces dépôts pulvéru- lens: D'où sor- taient ces produits? Cette dernière opinion paraît plus raisonnable, d'autant plus que, de nos jours , on a vu des laves modernes s'épancher de cette manière, et qu'il en existe un grand nombre d'exem- ples dans les volcans éteints. C est donc où existe maintenant le pic de Sancy ,. Le mont Dore présentait alors une structure analogueà celle du Vésuve et de l'Etna ; c'était une masse 54 énorme de produits pulvérulens et de conglo- mérats , au milieu desquels se trouvait une infinité de courans plus ou moins larges , qui s'étaient accumulés successivement autour du centre d'éruption.

Le mont Dore ne devait pas, à cette épo- que, présenter de déchirures; il devait offrir une masse arrondie, dont l'élévation était sans doute beaucoup moindre qu'elle ne l'est aujourd'hui. On sait maintenant que les formes prismati- ques que présentent plusieurs roches, ne sont pas dues à la nature de ces roches , mais à leur mode de refroidissement ; aussi observe- t-on ces formes sur les basaltes, les phonolites , les trachytes , les granités , etc. Ces conditions ne peuvent être remplies que sur des plans peu inclines , où la matière fondue puisse s'amonceler et for- mer une couche puissante.

Ces conditions n'ont pu avoir lieu pour les coulées trachyti- ques du mont Dore , si l'on n'admet pas un soulèvement postérieur à la formation de ces nappes felspathiques. Prenons un seul exemple parmi ceux que nous pourrions présenter. Une coulée de trachyte part du roc de Cu- zeau , passe au ravin des Egravats , à la grande cascade, et vient s'arrêter à l'extrémité du plateau de l'Angle , longeant ainsi toute la partie supérieure de la vallée de la Dor- dogne.

Cette nappe de trachyte ne paraît pas très-régulière au premier abord , mais nous verrons par la suite quelles ont pu être les causes des irrégularités qu'elle présente. Le roc de Cuzeau est a 1, mètres d'élé- vation , et la pointe la plus éloignée du pla- teau de l'Angle est à i, mètres.

MILETT FIGUEROA SE LE VE TODO EN PRESENTACION MOVIMIENTOS DE INFARTO

En appli- quant ce calcul à des coulées de lave moderne, et, entre autres, à celles de Gravenoire et de 56 Pariou, j'ai trouvé qu'une pente de Zj mil- limètres par mètre était encore bien suffi- sante pour permettre à la lave de couler , et pour l'empêcher de prendre la forme pris- matique. Il est donc impossible qu'à l'époque où cette nappe de trachyte s'est épanchée , le mont Dore ait déjà l'élévation qu'il présente aujourd'hui ; car non-seulement ce trachyte ne serait pas prisme , mais , avec une pente d'un décimètre par mètre , il ne se serait pas arrêté au point où nous le voyons mainte- nant , il aurait continué de s'étendre.

Cela est d'autant plus présumable, que les laves an- ciennes étaient plus fluides, et restaient plus long-temps fondues que les modernes ; aussi contiennent-elles un plus grand nombre de cristaux , qui ont pu s'y former lentement , tandis que , dans les laves modernes , le re- froidissement rapide a empêché , la plupart du temps , la réunion des divers principes qui pouvaient donner naissance à des miné- raux cristallisés.

Nous ne chercherons pas , pour le mo- ment, d'autres preuves d'un soulèvement pos- térieur; nous en trouverons par la suite. L'âge de ces trachytes est facile à détermi- ner ; leurs tufs et leurs conglomérats, entraînés par les eaux ou par les vents , sont venus se 57 déposer sur plusieurs points de la Limagne, et nulle part on ne les trouve recouverts par le calcaire; partout au contraire ils sont dé- posés sur eux ; ce qui prouve incontestable- ment qu'ils sont postérieurs h la formation du bassin tertiaire delà Li magne.

Il paraît cepen- dant que l'époque tracliy tique a suivi de très- près le dépôt des calcaires. Un fait vient , pour ainsi dire, servir de preuve à cette conclu- sion: Cet amas de tracliytes paraît plutôt pro- venir d'un ruisseau ou d'une rivière qui serait venue du mont Dore, qui aurait été comblée à l'époque de ses éruptions , et dont l'Allier aurait attaqué l'ancien lit; ce qui explique- rait la présence de quelques blocs de Irachy te qu'il charrie dans son cours.

Or, si l'Allier est postérieur aux éruptions de tracliyte , elles ont dû suivre de très-près l'époque tertiaire ; ce qui explique la diffi- culté de trouver une limite marquée entre les dépôts ponceux et les calcaires marneux sur lesquels ils reposent souvent dans la Li- magne. Soit que les nappes de tracliyte aient à la fin recouvert les produits pulvérulens du mont Dore, soit que les derniers de ces pro- duits aient été entraînés au bas des pentes, on ne trouve guère vers le centre de ce groupe que ces grandes coulées qui s'étendent en différens sens, et que l'on remarque sur- tout des deux côtés de la vallée de la Dor- dogne.

On retrouve vers les points culminans d'autres coulées de tracliyte moins éten- dues que les précédentes, plus modernes, puisqu'elles sont situées au-dessus, et divisées 5 9 en une foule de fragmens, comme les coulées de laves modernes. Le trachyte qui les compose est gris, quel- quefois poreux , et renferme Lien moins de cristaux que celui des grandes nappes qui nous ont occupés un peu plus haut. On observe une de ces coulées au roc de Cuzeau, et plusieurs autres le long de l'es- carpement qui domine la vallée de la Cour , en se dirigeant du puy du Cliergue au puy de Chabano.

Ces coulées sont trop distinctes des autres, pour qu'on puisse les rapporter à la même époque ; elles paraissent plutôt appar- tenir à la grande formation des fiions dont nous allons nous occuper. Elles prouvent un fait , c'est que le cirque que forme, par son élargissement, la val- lée du Mont-Dore, n'existait pas lors de leur formation ; car, n'éprouvant de ce côté aucune résistance , elles se seraient épan- chées dans le cirque, au lieu de couler du côté opposé.

On est donc forcé d'admettre que ce grand cirque, que les uns regardent comme une fracture de soulèvement y et que d'autres considèrent comme le résultat géné- ral d'érosions partielles que le temps et les eaux ont creusées ensemble , n'existait pas à l'époque de ces coulées trachytiques. Formation des Glons trachy tiques. C'est à cette seconde période que parurent tous les filons qui traversent le grand massif du mont Dore. Peut-être ont-ils commencé à se faire jour immédiatement après les dernières éruptions des trachy tes ; mais il est plus proba- ble qu'il s'est écoulé un certain laps de temps entre ces deux formations , dont les traclrytes sont presque toujours différens.

Les filons ont rempli les fentes par lesquelles les matières volcaniques s'étaient écoulées, et comme ces fentes se trouvaient, pour la plupart, au centre de l'éruption, c'est là que les filons sont le plus abondans. On remarque la plus grande analogie entre les deux formations de trachy te et de basalte. Dans les deux , on trouve de grandes nappes , qui ont évidemment coulé , et dans les deux encore on rencontre ces fi- lons ou dykes, qui sont toujours plus élevés, qui dominent les plateaux auxquels ils sem- blent avoir donné naissance , et forment des massifs qui ont été soulevés et se sont refroi- dis sur le lieu même où ils se trouvent.

Je ne pense pas cependant que, dans l'un ni l'autre 6i de ces deux cas, on puisse considérer ces fi- lons comme étant encore remplis par la ma- tière qui en sortait pour couler en nappes. La plupart sont plus modernes, et précisent une époque à laquelle les matières volcani- ques ont paru de nouveau à la surface du sol, sans pouvoir s'y étendre , comme elles l'a- vaient fait auparavant.

C'est autour du pic de Sancy que l'on ren- contre la plus grande quantité de ces filons de tracbytes. La vallée des Enfers en offre de beaux exemples ; ils se prolongent au-dessus des escarpemens, et forment les sommets du puy de l'Aiguiller. On les retrouve au fond de la vallée de la Cour , derrière le pic de Sancy ; ils sont nombreux dans la vallée de Chaudefour ; enfin , le centre du mont Dore en offre une très-grande quantité.

Ordinaire- ment ils s'élèvent comme des murailles , et sont souvent parallèles entre eux ; c'est ce qui a lieu quand ils ont peu d'épaisseur ; alors ils sont composés le plus ordinairement de petits prismes coucbés les uns sur les autres. D'autres fois ils sont plus gros , moins régu- liers ; leur sommet forme de petites monta- gnes, et l'on arrive , par nuances insensibles, à des afïleuremens très-volumineux, qui for- ment les sommets des liautes montagnes du 62 ' Mont-Dore.

Ainsi le pic de Sancy et presque tous ceux qui l'avoisincnt, le puy du Clier- gue , de Chabano , le roc de Guzeau , ne sont autre chose que les alïleuremensde ces nom- breux filons, qui constituent nécessairement une époque distincte. Ils se sont fait jour à travers les trachyies en coulées, et au milieu des conglomérats; ceux-ci ont été un peu fon- dus sur quelques points , boursoufïlés dans quelques endroits, comme on peut le voir dans la vallée des Enfers.

Leur action a même été quelquefois assez puissante pour changer la nature des roches ; aussi l'on trouve au- dessus de la Bourboule un filon de trachyte qui a traversé des tufs ponceux , et qui les a fondus. Ils ont acquis une division prismati- que, et sont maintenant transformés en pho- nolitequi ne s'étend pas au delà du voisinage du filon. Ce soulèvement de filons aussi puissans a dû nécessairement changer la forme du large plateau incliné qui constituait le Mont-Dore ; il a dû. Plusieurs de ces filons s'élèvent maintenant comme des murailles très-minces, bien au-dessus du sol.

Il est évident qu'ils n'ont pu acquérir cette forme qu'au moyen des corps solides qui soutenaient leurs parois, et dans lesquels ils se sont moulés. C'est donc dans la masse trachytique et: Dans l'état où ils se trou- vent maintenant , il faut admettre l'une ou l'autre des deux théories suivantes: Cette der- nière supposition paraît d'abord, la plus vrai- semblable, d'autant plus qu'en admettant la première , il faut supposer que la force qui a soulevé les filons de nouveau, a dû aussi soulever leur gangue et la roche qui les en- vironnait. L'inspection des lieux tend à faire admettre les deux suppositions: Les phonoiites sont sortis de terre entre la formation des traclvytes en coulée , et l'appa- rition des basaltes; ils doivent, par consé- quent , se rapprocher de l'âge des filons dont nous venons de parler.

Cependant rien au mont Dore n'indique bien clairement leur âge , si ce n'est le basalte de la Banne d'Or- denche , qui prouve leur antériorité. Ceux qui existent au mont Dore sont rassemblés d'un même côté en une masse considérable? La Tuilière , la Sanadoire , la Malviale , et les bords de la vallée dans laquelle sont si- tuées ces roches , semblent groupés autour d'un centre de soulèvement qui aurait mis à découvert les belles colonnades de Tuilière et de Sanadoire, qui , au lieu d'être des dykes puissans , comme on l'a supposé r seraient seu- lement les fragmens d'une épaisse coulée de phonolite.

Le lac de Guéry est donc un amas d'eau qui ne doit son origine ni à un cratère d'ex- plosion , ni à un barrage par une coulée , mais à un soulèvement qui a redressé au-des- sus de son niveau la partie du sol par laquelle ses eaux s'écoulaient autrefois. Basaltes en coulées et en filons.

Les basaltes , comme les trachytes , se pré- sentent , au mont Dore, sous deux étals dif- férons , en nappes et en filons ; mais , sous cette dernière forme , ils sont bien moins- abondans que les trachytes , et toujours éloi- gnés du centre de soulèvement , exclusive- ment occupé par les roches felspathiques.

Ils sont généralement peu inclinés , mais souvent trop, pour qu'ils aient pu cristalliser dans cette position ; en sorte que la situation de ces roches tendrait aussi à faire ad- mettre un soulèvement postérieur à leur formation. Quoique formant des plateaux élevés , les basaltes n'atteignent pas la hauteur des tra- chytes, et n'ont coulé que sur les flancs du mont Dore, et, dans certaines directions, ils se sont étendus très-loin.

Leur nature n'est pas toujours la même ; quoique contenant tous du péri dot , ils en of- frent moins que de pyroxène , et présentent parfois des caractères minéralogiques tout à fait difFérens. Au reste , leur superposition aux tufs pon- ceux fixe leur âge d'une manière à peu près certaine , et leur relation avec les laves mo- dernes prouve qu'aucune formation n'a eu lieu entre ces deux époques. On est fort em- barrassé pour trouver le point de départ de ces grandes nappes de basalte , dont les niveaux sont quelquefois très-difierens ; cependant , G; quand on remarque qu'elles sont toutes infé- rieures aux pics isolés et basaltiques qui exis- tent maintenant au mont Dore.

Quand on observe que les pics sont tous à une certaine distance du centre , on peut présumer avec assez de vraisemblance qu'ils ont produit au- trefois les grandes coulées de basalte du mont Dore. Nous voyons , en effet , dans toute l'Auvergne , à la tête des grands plateaux de basalte, des pics qui les dominent plus ou moins. Au puy de Mur, on trouve le pic de Dallet ; au-dessous de Saint-Romain, s'étend une large coulée ; les plateaux de Gourgoul ont pour centre le massif qui sirpporte la cha- pelle de Bryonnet; et dans presque toutes les localités où l'on trouve de grands plateaux basaltiques, on voit des pics qui les dominent, et la même cliose se présente au mont Dore.

Ainsi l'on peut citer, parmi ces derniers, la Banne d'Ordenche , le roc de Courlande , Chagourdet, Gliambourguet, tousbasaltiques, offrant les mêmes caractères , des formes ana- logues et une hauteur presque semblable. Ils occupent sans doute la place où étaient les fentes par lesquelles s'échappaient les basaltes; car on sait maintenant que les roches volca- niques anciennes ne sont pas sorties de cra- tères réguliers , comme les laves modernes.

Dans tous les cas , la formation de ces pics a dû donner au sol une nouvelle se- cousse , et produire un soulèvement analogue à celui qui a dû s'opérer lors de l'apparition des filons tracliytiques. Il paraît cependant que le soulèvement produit par les dykes a été plus considérable que celui qu'occasio- nèrent les filons de trachyte, et, d'après ce que l'on sait aujourd'hui sur les soulèvemens, les derniers doivent être les plus inlenses , et par conséquent celui des basaltes ayant eu lieu après celui des tracliytes, a dû occasioner de plus grands changemens à la surface du sol.

En effet, lorsqu'on approche des pics dont nous avons parlé un peu plus haut, on voit le terrain s'élever graduelle- ment de tous côtés, et l'on ne peut mécon- naître l'action de ces dykes. A cette époque , les points culminans du mont Dore n'étaient pas les sommets des filons tracliytiques, mais ceux des filons de basalte, et plusieurs cours d'eau durent nécessairement se diriger vers le centre des groupes qui est aujourd'hui le 6 9 point le plus haut.

Ils ont sans doute contri- bué au mélange de divers produits pulvéru- lens , et des différens blocs trachy tiques qui se trouvent accumulés dans ces localités. Apparition des volcans modernes. Nous ne pouvons assigner aucune date his- torique à l'apparition des derniers volcans de l'Auvergne ; nous savons seulement qu'ils sont postérieurs à tous les autres produits vol- caniques de cette contrée , et que le sol pri- mordial et le sol tertiaire présentaient dès lors la configuration extérieure qu'ils nous offrent aujourd'hui.

Ainsi toutes les vallées du ter- rain cristallisé existaient déjà , ainsi que celles des terrains de sédiment , puisque les laves vinrent s'y répandre , en suivant leur pente et leurs anfractuosités.


  • Best idée vidéo cuisine images | Delicious food, Desserts, Pound Cake.
  • gossip girl quand s rencontre g.
  • rencontre entre garcon!
  • celibataire cherche femme pour mariage!
  • meilleurs site de rencontre 2017 gratuit;
  • .
  • Best Alma 3 images in | Birthday cakes, Birthday party ideas, Cake ideas!

Un espace de temps assez considérable s'est écoulé entre l'appari- tion des basaltes et l'épanchement des laves modernes: Le sol déjà brisé par la sortie des matières volcaniques devait pré- senter moins de résistance sur ce point que sur d'autres, puisque les couches inférieures avaient déjà été ouvertes ; mais la masse énor- me des produits accumulés sur ce point dut opposer aussi une résistance considérable , que la puissance des volcans modernes n'a pu vain- cre ; c'est alors qu'arriva le dernier soulève- ment des monts Dores ; c'est alors que la masse entière de ces montagnes , soulevée et déchirée, donna naissance à des fentes nom- breuses et généralement divergentes, que les eaux agrandirent en entraînant leurs débris.

Le centre principal de soulèvement, placé se- lon nous au pied du pic deSancy, dans le ravin de la Craie , souleva le pic lui-même et les nombreux filons qui l'entouraient , les cou- lées trachy tiques se redressèrent , et comme elles se trouvaient voisines des filons , et pla- cées au centre , elles acquirent une grande élévation , et dès cette époque , les trachytes se trouvèrent plus élevés que les dykes basal- tiques qui devaient auparavant les dominer.

Quand on examine le mont Dore du haut du roc de Cuzeau ou du point qui lui est opposé , le puy du Cliergue, on voit une en- 7' ceinte étendue et profonde, dominée par des pics décharnés ; partout des nappes de tra- chy tes relevées, ou des filons qui les traver- sent , forment les bords interrompus de ce cirque ; on y voit des couches de trachytes intercalées dans des conglomérats ; on y trou- ve des portions toutes entières de liions tra- chytiques brisés et amoncelés au bas des escarpemens.

Enfin , on est témoin d'un dé- sordre que l'eau seule n'a pu produire. Il a fallu nécessairement qu'une secousse ait brisé ces nappes de trachyte , et qu'elle ait en même temps démantelé ces filons , qui tom- bent en ruines depuis qu'ils ne sont plus sou- tenus par les parois des fentes dans lesquelles ils se sont moulés. L'idée d'un vaste cratère se présente à l'es- prit ; mais quand on entre dans la vallée de la Cour , et qu'on examine attentivement les nombreux filons qui la traversent ; quand on étudie la gorge des Enfers où ces mêmes filons forment les sommets élancés du puy de l'Aiguillier ; et surtout si l'on observe l'ensemble du massif du sommet de Sancy , on voit qu'on ne peut donner le nom de cratère à cette partie du mont Dore.

Ce sont ces fentes agrandies par l'action séculaire des eaux , qui ont formé les nombreuses vallées qui partent du mont Dore, et dont celles des Bains et de Chaudefour sont les prin- cipales. Ces deux vallées ont de grands rap- ports entre elles; toutes deux ont de cha- que côté des plateaux de Irachyte qui les do- minent, et qui reposent sur des produits pon- ceux et pulvérulens.

Des filons nombreux et verticaux traversent l'une et l'autre vers leur origine, et toutes deux, très-élargies à leur point de départ, se rétrécissent ensuite, leurs versans s'abaissent, et elles finissent par se confondre avec la plaine. Les eaux qui ont agi ensuite ont puissam- ment contribué a l'élargissement de ces val- lées, et c'est en partie à leur action qu'il faut attribuer ce beau cirque que Fon voit du roc de Cuzeau, quoiqu'évidemment il n'ait pu se former sans un étoilement dû au sou- lèvement des monts Dores.

Arrivant de plu- sieurs ravins , les eaux ont dû continuer l'a- grandissement de ce cirque , et ce qui le prouve , c'est l'exhaussement considérable de la vallée , à mesure que l'on approche de la base de Sancy , et cet exhaussement n'est dû qu'à une masse énorme de débris accumulés. La gorge des Enfers , et surtout la vallée de la Cour, qui seule donne l'idée d'un cratère, ne sont que des portions de ce grand cirque, qui , vues de près , en paraissent distinctes , mais qui n'en sont réellement séparées que par des filons assez puissans , qui ont résisté à l'action érosive des eaux.

Le centre du mont Dore ayant opposé aux volcans modernes une résistance invincible, ceux-ci durent se frayer des issues sur d'au- tres points, et c'est alors que se formèrent quelques cônes de scories qui avoisinent le 74 mont Dore , et un grand nombre de petits points d'éruption , qui te'moignent partout de l'action puissante des derniers volcans. Il semble cependant que cette puissance se soit principalement manifestée sur une ligne qui partirait du puy Ferrand, et qui se dirigerait vers la roche Sanadoire.

Il existe, en effet, entre ces deux points , une arête interrompue, mais marquée par le soulèvement d'un certain nombre de mon- tagnes. On remarque d'abord quelques émi- nences derrière le roc Cuzeau , puis la série des puys de Mareiih , de l'Angle , Hautes- Clianx , du Barbier , de Tribout , de la Tache, de Diane , de la Croix-Morand , de l'Aiguil- lier, de Loueire , et enfin les phonolites de Malviale , de Sanadoire et de la Tuilière.

Partout, sur cette ligne qui comprend plu- sieurs des plus hautes cimes du mont Dore, on retrouve les traces d'une volcanisation mo- derne. Déjà, près du roc de Cuzeau , on voit quelques roches scorifiées , dans les cavités desquelles il existe des paillettes de mica su- blimées ; sur les puys de Hautes-Chaux et de Tribout , on trouve partout des trachy tes fon- dus, des masses caverneuses. Au puy de la Tache, des masses de laves se sont frayé une issue sur le flanc même de la montagne ; 75 des scories légères et volumineuses les ont accompagnées, et au-dessus de ce point d'é- ruption , toutes les fissures sont tapissées de lames éclatantes de fer oligiste.

Enfin, le puy de Diane, qui s'éloigne un peu de la direction des autres , est tellement arrondi et tellement régulier, qu'il est impossible d'admettre safor- mation , sans la considérer comme une véri- table boursouflure. Les trachyies qui com- posent le puy de Mône et le puy de laTache, ont subi des altérations bien singulières: On ne peut méconnaître sur ces montagnes l'action d'une force volcanique postérieure, à laquelle elles doivent , pour ainsi dire , leur soulève- ment. Ce sont des boursouflures qui se sont élevées sur le vaste plateau de trachyte qui descend du roc de Cuzeau.

Leschangemensque le trachyte peut éprou- ver quand il est soumis de nouveau à une tem- pérature élevée , sont très-remarquables. Déjà M. Bouilletetmoienavons indiqué quelques- uns dans une note publiée dans les Annales de l'Auvergne, et lue à l'Académie de Glermont. Nous avons présenté des fragmens de tra- chyte terreux ou domite rejetés par un cra- tère, et présentant sur îes mêmes morceaux l'apparence d'un domite presque pulvérulent, et d'un trachyte vitreux à structure porphy- rique. Ces phénomènes ont été produits au mont Dore avec bien plus d'intensité , et le trachyte est devenu quelquefois méconnais- sable.

En étudiant la direction des nappes de tra- chyte qui bordent la vallée du Mont-Dore , on voit que le bord le plus élevé de ces nappes est du côté de la vallée , et qu'elles s'abaissent ensuite graduellement , comme si un soulè- vement les avait séparées. On ne peut pren- dre une idée nette de cette direction opposée des deux coulées de trachyte qui forment les bords de la vallée , qu'en les examinant d'un peu loin , et aucun point ne paraît plus pro- pre à celte étude , que la base du rocher ba- saltique de la Banne d'Ordenche.

On voit alors clairement les deux versans s'incliner en sens opposés Or, ce fait étant constaté, on ne peut plus admettre la puissance des eaux pour creuser la vallée de la Dordogne ; car si on prolonge les lignes de pente des deux versans jusqu'à ce qu'elles viennent se croiser au- dessus de la vallée , on verra que les nappes de 77 tracliyte qu'elles représentent , formaient , par leur jonction , une arête qui aurait été entraînée par les eaux ; mais comment conce- voir que des eaux puissent entamer précisé- ment sur la crête une masse de terrain quel- conque , qui présenterait cette forme ; et comment d'ailleurs une masse fondue aurait- elle pu la prendre?

Les eaux auraient glissé continuellement sur la pente de l'un et de l'autre côté de l'arête , et n'auraient pu , en aucun temps , l'entamer dans le sens longitu- dinal , tandis qu'un soulèvement des nappes de tracliyte explique à la fois la direction des coulées et celle de la vallée , et permet aux eaux d'agrandi rpromptement les fissures dans lesquelles elles viennent toutes se réunir. On ne manque pas de faire une objection à cette théorie , c'est que si les versans oppo- sés à la vallée étaient réellement inclinés en sens opposé de chaque côté , les eaux de la cascade, qui viennent tomber près du village, auraient une direction diamétralement oppo- sée.

Ces jniys, comme nous l'avons vu, se trouvent sur la ligne de soulèvement que les volcans mo- dernes paraissent avoir suivie en se dirigeant du centre du mont Dore vers la roche Sana- doire. Là existe, comme l'a indiqué M. Elie de Beaumont, un nouveau point de relèvement ; mais il a eu lieu sur une roche différente ; c'est sous des phonolites que le centre de soulève- ment à eu lieu, et l'élévation de la Tuilière, de la Sanadoire et de la Malviale en a été le résultat. Tout autour de ces roches , les pho- nolites sont relevés , et, comme nous l'avons vu plus haut , le lac de Guéry doit sa forma- tion au redressement des couches du grand plateau de phonolites, où se trouve son bassin.

Ce lac et ce nouveau centre de soulèvement dateraient donc encore de l'époque des vol- cans modernes , qui auraient cherché à se faire jour à travers ces phonolites, comme ils l'avaient tenté sous la grande masse trachy- tique du mont Dore. On ne trouve , près de Sanadoire et de Tui- 79 lière, rien qui justifie cette théorie ; on ren- contre peu de produits scoriacés ; mais à une certaine distance, entre le lac de Guéry et le mont Dore , on voit beaucoup de scories recouvertes par lapelouze, et au delà desplio- nolites dont nous venons de parler, on trouve deux points bien remarquables où les volcans modernes se sont fait jour.

L'un est le puy de Vivanson , au nord-est du lac de Guéry. C'est un point d'éruption couvert de scories récentes , et qui a fourni une coulée de lave qui descend jusqu'à la base du puy de Gornillou. L'autre est au nord-ouest du même lac ; c'est le puy d'Augère, au pied duquel se trouve aussi un amas d'eau désigné sous le nom de lac de Servière.

Ce point est assez curieux, en ce qu'il offre un des volcans modernes les plus rap- prochés du centre du mont Dore, et à sa base, un cratère d'explosion ; car on ne peut refu- ser ce nom au lac de Servière, parfaitement arrondi , couvert de scories sur ses bords , et situé au bas d'un monticule entièrement formé de scories , qui paraît n'être lui-même que le point le plus élevé des bords du cra- tère. La force volcanique s'est aussi dirigée sur une ligne presque opposée à celles que nous So venons de suivre , et deux volcans puissans , Montchalme et Montsineire s'élevèrent aussi- tôt que la matière en fusion put se dégager de la masse des terrains d'épanchenient qui la retenaient captive.

La grande quantité de laves qui sortit de ces deux volcans, dut rétablir pendant quelque temps l'équilibre aux environs du mont Dore. La coulée de Montsineire est la plus considé- rable de l'Auvergne ; le cratère dont elle est sortie est le plus vaste, et l'on voit facilement qu à cette première époque de l'apparition des volcans modernes, ils avaient une puis- sance qu'ils n'ont pu soutenir dans leurs der- nières éruptions.

Le puy de Montchalme est le plus intéres- sant de ces deux cônes , à cause d'un lac situé à sa base , et bien connu sous le nom de Pavin. On n'a jamais pu refuser à ce lac le nom. C'est un vaste cirque dont les bords sont abruptes quoique accessibles , et se prolongent sous l'eau avec le même degré d'inclinaison. Il pa- raît cependant que cette pente ne continue pas long-temps, et, d après quelques sondages qui ont été faits, on s'est assuré que le fond 8, du lac est presque plat, comme le serait celui d'une soucoupe, malgré la grande inclinaison de ses bords.

De la surface au fond de l'eau , la profon- deur est de pieds; le diamètre du lac est dix-sept fois plus considérable; l'eau s'échappe par une échancrure pratiquée dans un des bords ; son niveau doit baisser continuelle- ment à mesure qu'elle use la digue qui la retient.

En faisant le tour du lac sur le bord de l'eau , on voit facilement les sources qui l'alimentent, et qui sortent d'une coulée de lave qui paraît suspendue à plus de quarante pieds au-dessus de son niveau. La nature de la roche et les scories qui l'accompagnent font présumer , avec bien de la vraisemblance , que c'est une coulée moderne , d'autant plus qu'immédiatement au-dessus s'élève le puy de Montchalme , qui domine Pavin, et qui présente encore un cratère très-bien conser- vé.

La lave est accompagnée d'amas de pouz- zolane ; elle offre des traces de structure pris- matique , et se montre sur plusieurs points autour du lac. Partout où l'on peut observer le terrain qui supporte cette lave, on le voit formé de tufs trachy tiques , de dépôts pon- ceux , qui contiennent des morceaux de tra- chyte, et l'on distingue même souvent à 6 82 travers l'eau limpide de Pavin, cette roche qui paraît stratifiée 5 et dans laquelle, suivant toute apparence , le cratère est creusé. Vu en face et d'un peu loin , Pavin paraît un large cratère occupant toute la partie su- périeure d'une montagne élargie ; de tous côtés il faut monter pour atteindre ses Lords, et le niveau de ses eaux est encore bien au- dessus du sol environnant.

Il est, à la vérité, dominé par Montchalme , dont le cratère est encore plus élevé que Pavin , mais il paraît lié à cette dernière montagne. Après un examen approfondi, on ne peut donc refuser à Pavin le nom de cratère qu'il mérite sous tous les rapports ; mais comme le lac de Servière , c'est un cratère d'explo- sion.

Il a été établi au milieu de ces dépôts tra- cbytiques et ponceux qui couvrent tous les environs du. Jusqu'ici on n'avait trouvé aucun fait géo- logique qui puisse indiquer l'Age de ce cra- tère , et on le considérait comme antérieur aux volcans modernes. En examinant le sol des environs, et surtout la déchirure par laquelle s'échappent les eaux , on voit que le terrain est formé de débris detrachyte, de fragmens de lave , de sables ponceux, et qu'il présente enfin, toutes les apparences d'un sol où se 85 trouvent amoncelés les débris de plusieurs couches superposées.

Ce sol , en effet , n'est autre chose que celui qui a été chassé du cratère lors de l'explosion qui l'a produit, et qui est retombé tout autour de la bouche. On est étonné cependant d'y trouver des morceaux de lave moderne mélangés à des blocs de trachy te ; mais ce qui étonne davan- tage, c'est de rencontrer un peu au-dessus de Besse , entre cette ville et Pavin , une coulée de lave dont on ignore l'origine.

Elle passe sous la ville , continue dans la vallée de Co- teuge , et vient s'arrêter à Saurier, à plus de deux lieues de son point de départ. Si , comme dans la chaîne des puys, des volcans nombreux et rapprochés s'étaient éle- vés aux environs , on serait embarrassé de trouver celui qui a fourni cette coulée ; d'un autre côté , elle est trop considérable pour qu'on puisse la supposer sortie d'une fente , sans aucun appareil volcanique , et l'on ne voit que Montchalme qui ait pu lui donner issue.

Si l'on compare des échantil- lons détachés près des sources du lac avec la lave qui passe à Besse , on trouve la plus grande analogie ; c'est la même pâte , la même tex- ture, ce sont, les mêmes cristaux.

Les films similaires à "Lune de miel mouvementée"

Si l'on suit, en remontant au delà de Besse, le cours de la , lave, elle disparaît avant qu'on ne soit à Pa- tin, sous les débris donnions avons déjà parlé, et sous la pelouse qui recouvre tous les envi- rons du lac. Cette superposition de fragmens et de tufs tracliytiques au - dessus d'une lave moderne , paraîtrait inexplicable , si elle ne donnait elle-même l'époque relative de l'ex- plosion du cratère.

Ce n'est qu'après l'épan- cbement de la coulée de Montcbalme , qu'a eu lieu la formation de Pavin. La résistance qu'opposait la lave , une fois vaincue , ses dé- bris , lancés dans les airs avec ceux du terrain sur lequel elle reposait, se confondirent en tombant, se déposèrent tout autour du cir- que qui venait de se former, et cachèrent ainsi la coulée de lave qui paraît maintenant inter- rompue.

Pavin devait alors présenter un im- mense cratère , dont les bords supérieurs étaient formés par la lave, et dont la majeure partie était creusée dans les tufs et les conglo- mérats tracliytiques ; peut-être même le sol primitif y fut mis à découvert. Le cours d'eau , qui suivait sous celte cou- lée comme sous touies les autres, la déclivité du terrain , fut interrompu par une telle ex- plosion.

Les points d'écoulement furent mis à découvert comme le serait l'orifice d'une conduite dont une tranchée arrêterait la 85 continuité. Les eaux coulèrent donc peu apeu dans la cavité qui venait de se former , elles durent s'infiltrer long-temps, puis enfin se réunir pour emplir le cratère, et former cette belle nappe circulaire qui existe aujourd'hui, et dont le niveau doit continuellement s'a- baisser. Pavin serait donc plus moderne que le vol- can de Montchalme , dont il semble faire partie ; mais il appartiendrait cependant à la même époque géologique ; il aurait servi d'is- sue aux grands dégagemens de gaz qui eurent lieu lors du soulèvement général du mont Dore, avant que les volcans modernes n'aient pris une direction déterminée , et n'aient for- mé la chaîne des puys , dont le temps a jus- qu'ici respecté les formes.

Quelques traces d'éruption se manifestèrent encore aux envi- rons du mont Dore. Un volcan puissant , le Tartaret , se fit jour à l'extrémité d'une des fissures produites par ce soulèvement , au bout de la vallée du Ghambon , près du village de Murol. La force volcanique , qui agissait à cette époque , était loin de s'étein- dre , une longue ligne de cônes scorifiés allait s'élever sur un autre point, dans une autre direction: Monteinard fut le premier volcan qui s'ou- vrit au nord du mont Dore ; le puy d'Enfer vint ensuite avec son large cratère , qui a beau- coup d'analogie avec les cratères d'explo- sion, et que l'on connaît maintenant sous le nom àeNarse d 'Espinasse ; mais jusque-là au- cune coulée de lave n'était encore sortie ; rien n'avait pu diminuer l'intensité de l'ac- tion qui se manifestait dans cette direction ; mais bientôt les puys de Gharmont , de la Vache, de Lassolas , de Yichatel , donnèrent de longues et puissantes coulées ; il en fut de même de Pourcharet, Barme, Salomon , Montchié , etc.

10 Best Yogh images | Concept art, Conceptual Art, Medieval fantasy

Tous ces cônes volcaniques se faisaient jour sous une couche trachytique plus ou moins épaisse , qu'ils parvenaient toujours à percer et à cou- vrir de leurs scories ou de leurs pouzzolanes. Le Petit Sucliet, Glierzou, Sarcouy, montagnes trachyliques , furent également soulevées à la même époque et par les mêmes moyens. Près de chacune d'elles existe le volcan souleveur, qui lui est presque toujours accolé , et qui , ayant dépensé toute sa force, s'est borné à répandre des scories , sans émet- tre de lave.

Le puy deCliopine, soulevé presqu'en to- talité avec une portion du soi cristallisé qui lui servait de base, semble sorti en entier du cratère circulaire qui l'environne, et qui est désigné sous le nom de Puy des Gouttes. En- fin, la ligne des volcans, suivant toujours la même direction, est maintenant marquée par une nombreuse série de centres d'éruption, qui se prolongent jusqu'au delà de Com- bronde.

Elle est terminée par le puy de Clia- lard , et par un dernier cratère d'explosion , qui est le gour de Tazana. Comme Pavin, Tazana est plein d'eau, ses versans sont rapides, et sa profondeur assez considérable. Un grand dégagement de gaz dut s'échapper par cette dernière ouverture, et à ces bouleversemens fréquens , dont nous ve- nons d'essayer de tracer une esquisse , suc- céda le calme profond qui s'est prolongé jus- qu'à nos jours.

Il existerait donc , d'après cette manière de voir , des rapports d'époque entre les monts Dores et les puys domi tiques , et je pense que Fon peut résumer les différentes idées émises dans ce Mémoire , en reproduisant textuelle- ment les dernières pages d'un Mémoire que j'ai lu, le 5 novembre , à l'Académie de Clermont, et qui a été publié en février When leaving the Site, you should be aware that the TOS no longer govern, and, therefore, you should review the applicable terms and policies, including privacy and data gathering practices, of that particular site.

Users use these links and Third Party Content contained therein at their own risk. If you believe that any material on the Site infringes upon any copyright that you own or control, or that any link on the Site directs users to another web site that contains material that infringes upon any copyright that you own or control, you may file a notification of such infringement with our Designated Agent.

Copyright Agent. In the event that you are a registered user of the Site, you may terminate such registration by notifying the Site by sending e-mail to https: After receipt of your termination notice, we will terminate your account. We, at our sole discretion, may also terminate these TOS at any time without cause, and may suspend access to the Service with or without notice, to any User. We reserve the right to change any and all content contained on the Site at any time without notice.

Reference to any products, services, processes or other information, by trade name, trademark, manufacturer, supplier or otherwise does not constitute or imply endorsement, sponsorship or recommendation thereof by us. Notices to you may be made via either email or regular mail. The Service may also provide notices of changes to the TOS or other matters by displaying notices or links to notices to you generally on the Service.

The TOS constitute the entire agreement between you and us and governs your use of the Service, superseding any prior agreements between you and us. You also may be subject to additional terms and conditions that may apply when you use our affiliate services, third-party content or third-party software. The TOS and the relationship between you and us shall be governed by the laws of the State of New York without regard to its conflict of law provisions. You agree to submit to the personal and exclusive jurisdiction of the courts located within the county of Rockland, New York.

The failure of us to exercise or enforce any right or provision of the TOS shall not constitute a waiver of such right or provision. You agree that regardless of any statute or law to the contrary, any claim or cause of action arising out of or related to use of the Service or the TOS must be filed within one 1 year after such claim or cause of action arose or be forever barred.

The section titles in the TOS are for convenience only and have no legal or contractual effect. Abuse; or make any comments to HERE. We respect the intellectual property rights of others and expects our users to do the same. In accordance with the Digital Millennium Copyright Act of , the text of which may be found on the U. Copyright Office website at www. If you are a copyright owner, or are authorized to act on behalf of one or authorized to act under any exclusive right under copyright, please report alleged copyright infringements taking place on or through the site and service collectively the "Service" by completing the following DMCA Notice of Alleged Infringement and delivering it to our Designated Copyright Agent.

One who has posted material that allegedly infringes a copyright may send our Designated Copyright Agent a counter notice pursuant to Sections g 2 and g 3 of the DMCA. When our Designated Copyright Agent receives a counter notice, it may in its discretion reinstate the material in question in not less than 10 nor more than 14 days after it receives the counter notice unless it first receive notice from the copyright claimant that they have filed a legal action to restrain the allegedly infringing activity.

To provide a counter notice to our Designated Copyright Agent, please return the following form to the Designated Copyright Agent. Please note that if you provide a counter notice, in accordance with the our Privacy Policy located at the site and the terms of the DMCA, the counter notice will be given to the complaining party.

If you believe that your trademark the "Mark" is being used by a user in a way that constitutes trademark infringement, please provide our Designated Copyright Agent specified above with the following information:. Upon receipt of notice as described above, our Designated Copyright Agent will seek to confirm the existence of the Mark on the Service, notify the registered user who posted the content including the Mark, and take whatever action, in its sole discretion, it deems appropriate, including temporary or permanent removal of the Mark from the Service.

A registered user may respond to notice of takedown by showing either a that the Mark has been cancelled, or has expired or lapsed or b that the registered user has a trademark registration, an unexpired license covering the use, or some other relevant right to the Mark, or c that the use is for other reasons shown by the registered user non-infringing. If the registered user makes an appropriate showing of either a , b or c then our Designated Copyright Agent may exercise its discretion not to remove the Mark.

If our Designated Copyright Agent decides to comply with a takedown request, it will do so within a reasonably expeditious period of time. Notwithstanding the foregoing, our Designated Copyright Agent will comply as appropriate with the terms of any court order relating to alleged trademark infringement on the Service.

If you believe that some other IP right of yours is being infringed by a user, please provide our Designated Copyright Agent specified above with the following information:. Upon receipt of notice as described above, our Designated Copyright Agent will seek to confirm the existence of the IP on the Service, notify the registered user who posted the content including the IP, and take whatever action, in its sole discretion, it deems appropriate, including temporary or permanent removal of the IP from the Service.

A registered user may respond to notice of takedown by showing either a that the claimant does not own the IP or b that the IP is not infringed. If the registered user succeeds in showing either a , b or c then our Designated Copyright Agent may exercise its discretion not to remove the IP. Claimants and users must understand that we are not an intellectual property tribunal. While we and our Designated Copyright Agent may in our discretion use the information provided in order to decide how to respond to infringement claims, we are not responsible for determining the merits of such claims.

If a user responds to a claim of infringement by providing assurances that its content is not infringing, the user agrees that if we thereafter restore or maintain the content, the user will defend and hold us harmless from any resulting claims of infringement brought against us and our Designated Copyright Agent.

You agree to not use the Service to: This includes group or individual portraits of people taken by professional photographers. Photos of people may only be used with the permission of the individual whose image is portrayed or for minors, the permission of their parent or guardian. This includes celebrities and professional athletes, as well as ordinary citizens; upload, post, email, transmit or otherwise make available any unsolicited or unauthorized advertising, promotional materials, "junk mail," "spam," "chain letters," "pyramid schemes," or any other form of solicitation; upload, post, email, link, transmit or otherwise make available any material that contains software viruses or any other computer code, files or programs designed to interrupt, destroy or limit the functionality of any computer software or hardware or telecommunications equipment; interfere with or disrupt the Service or servers or networks connected to the Service, or disobey any requirements, procedures, policies or regulations of networks connected to the Service; intentionally or unintentionally violate any applicable local, state, national or international law, including, but not limited to, regulations promulgated by the U.

Securities and Exchange Commission, any rules of any national or other securities exchange, including, without limitation, the New York Stock Exchange, the American Stock Exchange or the NASDAQ, and any regulations having the force of law; "stalk" or otherwise harass another; collect or store personal data about other Users; link to or refer to Content not allowed under these TOS; otherwise use the service in a manner deemed inappropriate by us. This includes the right, but not the obligation, to remove any text or images uploaded by you that we deem in our sole judgment to be inappropriate or that we believe may subject us to any liability, including without limitation the following: A physical or electronic signature of a person authorized to act on behalf of the owner of an exclusive right that is allegedly infringed.

admin